ESSENTIA : une pièce maîtresse d’exception

Essence, du latin essentia : ce qui est. Nature propre et nécessaire d’une chose, ce qui la constitue comme ce qu’elle est et lui donne sa réalité fondamentale.

English translation is below

Combiner les artisanats, entremêler nos savoir-faire, nos sens de l’esthétique, nos valeurs profondes et notre envie de challenge… Ainsi est né, après deux ans de réflexion et d’innombrables heures, semaines, de fabrication, « Essentia ».

« Essentia » est une pièce unique, entièrement pensée et faite main en Normandie (France), fruit de la collaboration de deux artisans passionnés : Benjamin ALBRYCHT, forgeron coutelier d’art de La forge d’Asgeir et Lucie BRAILLON, sculptrice de l’atelier de la Lettre aux ours.

DIAPORAMA

SON HISTOIRE

Essentia est le fruit d’une réflexion qui a muri dans nos esprits durant deux années. L’idée était ici de représenter une ode à la nature et à sa beauté, de symboliser à la fois sa puissance et le fil de la vie et de ses cycles complexes, sa symbiose active, ses équilibres, ses lois immuables (représentée par une lame en acier feuilleté faite de multiples couches et faisant penser aux veines d’un arbres, aux ondes de l’eau, du son… et par un fil tranchant), sa diversité incroyable et ses forces combinées (représentées par les différentes matières qui font ce couteau), mais aussi son état en perpétuel mouvement de croissance et de décroissance, telles les fougères qui se déploient lentement, libèrent leurs spores puis retournent à la terre en un cycle éternel mais aussi fragile.

Ce manche et ce fourreau en « dentelle » de bois sculpté rappelle la nature évanescente de toute chose, éphémère, vaporeuse, précieuse réalité qui nous échappe…

DETAILS DE SA CONCEPTION

Dimensions (indicative et haut plus long / plus large ) : couteau d’environ 22 cm de longueur totale – Lame : 9.8 cm de long pour 2 cm de large (épaisseur de 3 mm environ) – Manche : 12 cm au plus long (environ 2 x 3.5 cm d’épaisseur). Fourreau : 11.5 au plus long pour 4.5 cm au plus large (1.7 cm au plus épais). Couteau et son fourreau : 23.5 cm de long environ.

Poids : Couteau seul : 70g – fourreau : 80g – ensemble au total : environ 150 g.

Lame : acier suédois feuilleté à lecture damassée fabriqué artisanalement par un atelier allemand (père et fils fabriquant des aciers feuilletés depuis plus de 60 ans) qui a été forgé et mis en forme artisanalement à la force du marteau sur l’enclume par Benjamin ALBRYCHT. Il possède une haute résistance à la corrosion. C’est un acier classé alimentaire pouvant être utilisé par les professionnels de la cuisine.

C’est un couteau à lame fixe. Le dos de la lame est guilloché (ciselure décorative).

Manche : néflier sauvage de Normandie (Calvados). Ce bois rare et précieux est ici revalorisé et non issu de la déforestation, ajouré sur la partie inférieur du manche et sculpté main au couteau durant de très nombreuses heures par Lucie BRAILLON. C’est un très beau bois au grain fin et à la teinte rosée. Les veines du bois ont été révélées grâce à une huile scandinave, mélange protecteur à base de sève de bouleau et de pin du nord traditionnel et écologique, ainsi que par un léger vernis naturel non toxique à l’ancienne appliqué au tampon. Une patine à base d’ocres naturelles du Roussillon (sud-est de la France) a été réalisée dans les creux afin de mettre en valeur le motif.

La mitre est en Mokumé massif, un feuilleté rare et précieux d’alliage cuivreux (bronze, laiton et cuivre) dont la technique vient du Japon que très peu d’artisans en Europe savent fabriquer et réalisé par le même atelier allemand ayant fabriqué le lingot utilisé ici pour la lame d’Essentia.

Sur le dessus du manche, un saphir brut du Sri Lanka à la couleur ambrée et issu du commerce équitable est incrusté dans le bois, ainsi que deux petits triangles en laiton revalorisé afin de le mettre en lumière. Les pierres précieuses Moyo sont des pierres précieuses provenant de femmes travaillant dans les mines des régions de la vallée d’Umba et de Tanga en Tanzanie qui sont encadrées, protégées et justement rémunérées. Ce sont de très belles pierres précieuses des membres de l’Association des femmes mineures tanzaniennes (TAWOMA), toutes suivies et tracées. Le projet Moyo Gemstones est une collaboration éthique de pierres précieuses née en Tanzanie, travaillant en direct avec les mineurs et mineures de pierres précieuses pour assurer une gamme de pierres de la mine au marché.

Fourreau : Néflier de Normandie ajouré et sculpté main de la même manière que le manche. Contre-plaque en Mokumé massif comme la mitre du couteau, âme du fourreau (partie centrale) en laiton (alliage de cuivre et de zinc très utilisé en bijouterie notamment car s’oxydant peu) revalorisé, de haute qualité, guilloché de haut en bas.

L’ensemble est fixé avec une résine bi-composant nouvelle génération et biosourcée (dont la base est, non pas issu de sources pétrochimiques mais avec une haute teneur (85%) en carbone d’origine végétale et donc moins polluante que les résines classiques) aux performances techniques élevées.

***

Cette pièce unique est avant toute chose une pièce d’art pensée pour son esthétisme très travaillé mais elle est également fonctionnelle car nous attachons une grande importance à conserver la fonction primaire de cet objet : trancher. Le tranchant est donc aiguisé et l’ensemble a été conçu pour que vous puissiez l’utiliser en tant que couteau de table si vous le désirez.

Prix : 2850 €, frais de port offerts pour la France. Merci de nous contacter pour de plus amples informations et détails ainsi que si vous souhaitez en faire l’acquisition. Possibilité de règlement en plusieurs fois.

ENGLISH TRANSLATION

Essence, from the Latin essentia : what is. The proper and necessary nature of a thing, which constitutes it as what it is and gives it its fundamental reality.

Combining crafts, interweaving our know-how, our sense of aesthetics, our deep values ​​and our desire for challenge … Thus was born, after two years of reflection and countless hours, weeks, of manufacturing, « Essentia« .


Essentia is a unique piece, entirely thought out and handmade in Normandy (France north), the result of the collaboration of two passionate craftsmen : Benjamin ALBRYCHT, blacksmith cutler of art of La forge d’Asgeir and Lucie BRAILLON, sculptor of the La lettre aux ours workshop.


ITS STORY

Essentia is the result of a reflection that has matured in our minds for two years. The idea here was to represent an ode to nature and its beauty, to symbolize both its power and the thread of life and its complex cycles, its active symbiosis, its balances, its immutable laws (represented by a laminated steel blade made of multiple layers and reminiscent of the veins of a tree, the waves of water, sound … and by a sharp wire), its incredible diversity and its combined strengths (represented by the different materials which make this knife), but also its state in perpetual movement of growth and decrease, such as ferns which unfold slowly, release their spores and then return to the earth in an eternal but also fragile cycle.


This handle and this scabbard in « lace » of carved wood recalls the evanescent nature of everything, ephemeral, vaporous, precious reality that escapes us …


DESIGN DETAILS


Dimensions (indicative and top longer / wider): knife of approximately 22 cm in total length – Blade: 9.8 cm long and 2 cm wide (thickness of approximately 3 mm) – Handle: 12 cm at the longest (approximately 2 x 3.5 cm thick). Scabbard: 11.5 at the longest for 4.5 cm at the widest (1.7 cm at the thickest). Knife and its sheath: approximately 23.5 cm long.

Weight: Knife only: 70g – scabbard: 80g – whole in total: about 150 g.

Blade: Swedish laminated steel with damask reading, handcrafted by a German workshop (father and son making laminated steels for over 60 years) which has been forged and shaped by hand using hammer force on the anvil by Benjamin ALBRYCHT. It has a high resistance to corrosion. It is a food grade steel that can be used by kitchen professionals. It is a fixed blade knife. The back of the blade is guilloché (decorative chasing).

Handle: wild medlar from Normandy (Calvados, France). This rare and precious wood is revalued here and not resulting from deforestation, perforated on the lower part of the handle and hand-carved with a knife for many hours by Lucie BRAILLON. It is a very beautiful wood with a fine grain and a pinkish hue. The grain of the wood has been revealed thanks to a Scandinavian oil, a protective blend made from traditional and ecological northern birch and pine sap, as well as a light, non-toxic old-fashioned natural varnish applied with a pad. A patina based on natural ochres from Roussillon (south-eastern France) was made in the hollows in order to highlight the pattern.

The bolster is in solid Mokumé, a rare and precious laminated copper alloy (bronze, brass and copper) whose technique comes from Japan that very few craftsmen in Europe know how to manufacture and made by the same German workshop that made the ingot. used here for the Essentia blade.

On the top of the handle, a raw sapphire from Sri Lanka with an amber color and from fair trade is encrusted in the wood, as well as two small triangles in revalued brass to highlight it. Moyo gemstones are precious stones from women working in mines in the Umba Valley and Tanga regions of Tanzania that are supervised, protected and fairly remunerated. These are very beautiful gemstones from the members of the Association of Tanzanian Underage Women (TAWOMA), all tracked and traced. The Moyo Gemstones project is an ethical gemstone collaboration born in Tanzania, working directly with gemstone miners and miners to ensure a range of stones from mine to market.

Scabbard: Medlar of Normandy openwork and carved by hand in the same way as the handle. Counter-plate in solid Mokumé like the bolster of the knife, core of the scabbard (central part) in brass (copper and zinc alloy widely used in jewelry especially because it oxidizes little) revalued, high quality, guilloche from top to bottom .

The assembly is fixed with a new generation and bio-based two-component resin (whose base is, not derived from petrochemical sources but with a high content (85%) of carbon of plant origin and therefore less polluting than conventional resins. ) high technical performance.

****

This unique piece is above all a piece of art thought for its very elaborate aestheticism but it is also functional because we attach great importance to preserving the primary function of this object: to slice. The edge is therefore sharp and the set has been designed so that you can use it as a table knife if you wish.

Price: 2850 €, free shipping for France, international shipping possible. Please contact us for more information and details as well as if you wish to purchase it. Possibility of payment in several installments.

Après la Picardie, puis les Alpes de Haute Provence, l’atelier de La lettre aux ours s’installe en… Normandie !

Et oui, il était grand temps de l’annoncer et quoi de mieux qu’un changement pour démarrer une section « blogging » dédiée à la vie de l’atelier sur ce site ? En effet, après avoir fait ses premiers pas de danse en Picardie, puis grandi au cœur de la Provence, je viens faire s’épanouir mon atelier dans la Manche, non loin des belles forêts de l’Orne, tout prêt du bord de mer. L’air y est humide, c’est vrai, mais la nature y est pleine de vie, la forêt jouxte l’atelier et ça, c’est inspirant !

Atelier de la Lettre aux ours - Missive to Bears et forge d'Asgeir, artisanat écologique et français en Normandie à Videcosville
Forêt jouxtant l’atelier

Pourquoi ce départ en Normandie ? Tout simplement parce que j’ai rencontré Benjamin de la Forge d’Asgeir. L’histoire mérite d’être racontée car elle est assez folle : quelques sms échangés pour une coopération professionnelle, un billet d’avion pris deux semaines plus tard sur un coup de tête pour faire un roadtrip improvisé au Québec où Benjamin se trouve déjà avec au programme sac à dos, stop, forêt à perte de vue, feu de camp, lacs et rivières. Une véritable bouffée d’oxygène, des projets fous, des paysages indescriptibles, une liberté incomparable et… un déménagement quelques mois plus tard. Ils sont fous ces artisans !

Le nouvel atelier est donc désormais situé en pleine campagne, à une grosse demi heure de Cherbourg. Il est installé au dernier étage d’une grange datant du XVIII° siècle et rénovée pour devenir le lieu de travail de Benjamin : une forge. Mon atelier est quant à lui installé près de la zone de fabrication des bijoux, sous les combles, avec de grands velux laissant voir la cime des sapins de la forêt de derrière et le ciel à perte de vue… inspirant ! Cette zone est mon espace de fabrication, et par la suite j’aurai également un espace dédié à la création / inspiration situé dans le grenier de notre maison à une trentaine de mètres plus loin (combles qu’on rénovera normalement cet été !).

Les avantages de ce nouvel espace de travail sont multiples :

  • L’accès à un outillage et à des machines que je n’aurai pas pu acquérir tout de suite et donc un potentiel de fabrication démultiplié : backstand, perceuse à colonne, foreuse, scie japonaise, etc.
  • L’accès également à des matières précieuses de grandes qualités en réutilisant les « chutes » de la fabrication liées à la coutellerie pour en faire toute sorte de choses : coffrets, bijoux en bois, etc. 100% upcycling !
  • L’accès à un savoir faire que je ne maîtrise pas encore : celui de Benjamin, le travail du métal par le feu.
  • La possibilité de développer une véritable synergie entre artisans créatifs, passionnés et écolo ! Et oui, ça c’est le plus important et le plus enrichissant à mes yeux : travailler côte à côte est extrêmement stimulant, nos cerveaux bouillonnent d’idées et de projets à mettre en place cette année et qui promettent de véritables comètes créatives ! Quel bonheur de se motiver, de s’enthousiasmer, de démarrer l’atelier tôt le matin… à deux ! Mais aussi de se donner mutuellement des encouragements constants, des avis sincères et constructifs, et des idées.

Puis, dernière grande nouvelle : Benjamin a vu juste cette année en m’offrant pour Noël l’un des modèles de pyrograveurs les plus performants du marché que je lorgnais depuis un moment déjà ! Ah… ces artisans, toujours la tête dans le boulot même quand il s’agit de se faire des cadeaux ! Personnellement, j’adore !

Lucie Braillon, créatrice de l'atelier de la Lettre aux ours - Missive to Bears, artisanat écologique et français en Normandie.
Lucie Braillon, créatrice de l’atelier de la Lettre aux ours – Missive to Bears, artisanat écologique et français en Normandie.

Bon, concrètement qu’est-ce que tout ça veut dire ? Nous allons développer chacun nos artisanats, en préservant nos identités artistiques et nos créations respectives, tout en créant une nouvelle gamme de pièces réalisées en synergie afin de vous proposer toujours plus de qualité, et d’unicité ! L’idée est de continuer à vous proposer des pièces accessibles mais aussi de monter en gamme et de créer des pièces extrêmement travaillées tant en terme de matières (de grande qualité, précieuses, et écologiques !) que de savoirs-faire : couteaux, fourreaux et coffrets sculptés, pyrogravés, sertis de pierres naturelles et fairtrade…

Bref, 2019 promet d’être riche en émotions ! Du coup, j’en profite pour rajouter une véritable section boutique à ce site, ainsi qu’un espace actualité / blog afin que vous puissiez suivre nos aventures dont vous lisez ici le premier article !

À très vite, et merci pour votre lecture : vous êtes fantastiques !

Lucie, créatrice de La lettre aux ours – Missive to Bears

Nouvelle collection

Rendez-vous ce lundi 06 décembre à 21h30 pour découvrir le troisième et dernier round de la collection automne-hiver : les tant attendus pendentifs en bois de renne (faits avec une partie noble des « cornes », appelés « bois » (qui sont en réalité un os) de rennes des élevages du dernier peuple autochtone d’Europe et traditionnellement éleveurs de rennes : les Sami, qu’on retrouve aujourd’hui dans le nord de la Suède, de la Norvège et de la Finlande ainsi que sur la péninsule de Kola en Russie, connue sous le nom de Laponie.

Cette collection très spéciale ne revient qu’une seule fois par an du fait de la rareté de cette manière et du fait que je tiens à l’acquérir exclusivement en conscience et de manière éthique, afin de soutenir un mode de vie traditionnel en péril, via un ami travaillant en direct avec les Sami, et je ne suis jamais sûre de pouvoir obtenir cette rare et belle matière d’une année pour l’autre car je tiens à profiter de son propre déplacement là bas pour que leur transport soit compensé afin de ne pas les faire importer moi même, alors profitez-en, si elle vous plait c’est le moment ou jamais de vous faire plaisir 🙂 !

Tout ça se passera par ici : BOUTIQUE


Il y aura notamment deux pièces très spéciales, ajourées et sculptées :

METEORITE POLAIRE & SAPHIR DU NORD

Découvrez aussi une nouvelle pièce à part, exceptionnelle et très spéciale en cette fin d’année, une sorte d’explosion de nos savoir faire acquis ces dernières années, réalisée à quatre mains par mon compagnon forgeron coutelier d’art et moi même, à découvrir par ici…

NOUVELLE COLLECTION

Ce soir (mercredi 18 août),sort la collection thématique de la saison et la thématique tourne cette fois-ci autour des récits de J. R. R. Tolkien, auteur (entre autres !) du « Seigneur des anneaux » et du « Hobbit »… Une gamme de bijoux uniques et réalisés avec un grand respect pour la Nature qui a inspiré cet auteur à l’univers si fertile ! 

Pas d’heure précise, entre 20h et 21h, le mystère reste entier, alors surveillez bien la boutique et les réseaux sociaux sur lesquels elle vous préviendra de la mise en vente !

NEWSLETTER

Vous saurez tout, tout, tout !

Un joli email de temps en temps, pleins de bonnes ondes, pour découvrir et ne plus rien rater de toutes les actualités de l’atelier, mais pas que…!

C’est la fin !

Après plusieurs mois de réflexion, j’ai pris une grande décision pour l’atelier. Une décision qui va changer beaucoup de choses pour moi, et un peu pour vous aussi ! Un choix qui n’a pas été simple à faire, qui va impacter l’ensemble de mon travail et de ma vie. Une décision compliquée à prendre pour moi mais nécessaire afin de pérenniser mon activité. Mais que se passe t-il donc de si important par ici ? Je vous dis tout c’est promis.

Plusieurs choses d’abord :

  • Notre projet de déménagement de nos ateliers et de notre maison afin de créer un écolieu artisanal dans l’Orne nommé « La forge à rêves » (un espace hors du temps, respectueux de son environnement et en harmonie avec lui, dans lequel nous vivrons, expérimenterons, travaillerons mais aussi vous accueillerons pour des sessions de découvertes de nos métiers et de nos savoir faire) a été officiel voté et accepté par le conseil municipal de la commune sur lequel se situe notre terrain. La suite donc se situe au niveau départemental et nous croisons forts les doigts !
  • Je compte postuler afin d’obtenir la Qualité d’Artisan d’Art ! C’est une grande nouvelle car cela me permettrait de valoriser mon travail et d’accéder à certains salons ainsi qu’à une reconnaissance de mes savoir-faire.
  • Je vais développer cet été la trame de mes stages de sculpture afin de pouvoir vous accueillir lors de journées découvertes à l’atelier et ainsi de vous transmettre ma passion pour le bois. J’espère que cette idée vous plaira autant qu’à moi, et elle se mariera à merveille aux stages de forge que propose déjà Benjamin, mon compagnon de La forge d’Asgeir.

Donc, tout cela pour vous dire que… J’ai évidemment de moins en moins de temps passé effectif à l’atelier derrière mon établi ! Nous gérons l’ensemble de ces projets à bras le corps et sur tous les fronts et devons avoir une organisation solide afin de trouver le temps de tout faire et surtout de bien faire. Et voilà donc que je prends une décision importante afin de me dégager un peu de ce précieux temps !

Je ferme officiellement la magnifique et lourde porte des commandes personnalisées.

Je sais ce que vous allez me dire : mais c’est seulement ça ? Mais oui, c’est seulement ça ! Mais c’est un très grand pas pour moi :’) ! Car 25% de mon travail est basé sur vos commandes personnalisées (c’est à dire que vous me passez commande d’une pièce qui vous tient à coeur sur un sujet bien spécifique, dans des matières que vous choisissiez avec moi et après plusieurs recherches et croquis). Sauf que ces 25% de la « masse » de mon travail représentaient en réalité 50% de mon temps de travail (car avant le temps de fabrication, il y a un temps d’échanges et de propositions qui peut parfois être très long et donc chronophage). Et je sens que je frôlais le moment où je dépasserai plus que de raison les délais que je vous donnais. Parce que je n’arrive plus à suivre le rythme, malgré toute la gratitude que j’ai pour votre confiance et la beauté de vos demandes que je ne remet absolument pas en question 🙂

Ici, l’une de mes dernières merveilleuses commandes personnalisées afin de revaloriser la Labradorite d’un bijou cassé de l’une de mes clientes. Un projet que j’ai ADORE réalisé 🙂

Alors, j’arrête, tout simplement. J’arrête cette possibilité de commandes car cela fait maintenant plus de quatre ans que vous l’avez et que vous êtes très nombreux.ses à en avoir profité ! (et je vous en remercie mille fois !) J’arrête pour me donner un peu de souffle, de temps de réflexion pour mes propres projets de collection qui s’en voyaient alors décalés sans cesse, voir même minorés car je n’ai pas le temps de tout faire, et c’est alors la boutique qui pâtit d’un manque de nouveautés, et mes propres inspirations également, alors que la pile de mes projets s’agrandit et que je ne manque pas d’idées !

Ma dernière collection sculptée, datant d’il y a plusieurs mois faute de temps…

J’espère bien évidemment que vous comprendrez, que vous ne serez pas trop décus… J’ai conscience que bon nombre d’entre vous appréciez cette possibilité et cette disponibilité que je vous proposais, mais je ne peux plus suivre le rythme sans fragiliser le reste de l’atelier. J’arrête pour pouvoir prendre le temps d’arroser correctement les graines que nous plantons pour construire un avenir unique et écoconscient.

Sachez cependant deux choses (trois) :

  • Je réouvrirai peut être ponctuellement cette possibilité si j’ai des périodes moins chargées, je me laisse cette ouverture là 🙂 Il faudra alors être attentifs sur les réseaux sociaux !
  • Ce choix ne concerne pas les couteaux que je réalise en collaboration avec Benjamin : les manches de ceux-ci pourront toujours être personnalisés par mes soins selon vos envies.
  • (plus spécifiquement, concernant les personnes qui ont une cagnotte de paiements prévisionnels dédiée à l’atelier, ce choix ne vous concerne pas. Vous pourrez bien évidemment commander ce que vous souhaiterez (en boutique ou en personnalisation) lorsque vous souhaiterez la « dépenser » 🙂 )

Voilà, c’est la suite de l’aventure et le début d’une nouvelle organisation et d’un nouveau souffle pour l’atelier que j’espère vous prendrez toujours autant plaisir à suivre !

À bientôt,

Lucie de l’atelier de La lettre aux ours

@missive_to_bears

NOUVEAUTE : SOUTENEZ NOUS !

Cartes postales, champetre, atelier de la lettre aux ours, aquarelle, illustration, campagne, normande, inspiration beatrix potter, style anglais, Lucie BRAILLON

Une nouveauté de cette année : la possibilité pour vous d’adopter l’un de mes lots de cartes postales tirées de mes illustrations personnelles. Par leur achat, vous contribuez à soutenir notre projet « La forge à rêves » notre écolieu en Normandie ! Elles seront idéales pour envoyer à vos proches de jolis vœux, ou bien tout simplement en guise de décoration mises en valeur dans de petits cadres !

AU REVOIR 2020 : Bonjour le renouveau de l’atelier de janvier !

Ca y est, c’est la fin d’une année et le début d’une nouvelle ! Cette année 2020, malgré les conditions particulières, a été le berceau de nouvelles idées et de nouveaux projets pour Benjamin et moi même, les deux artisans qui, comme vous le savez surement déjà, se cachent derrière les rideaux de l’atelier de La lettre aux ours et de La forge d’Asgeir !

Nous retiendrons que je me suis concentrée sur le travail de la sculpture sur bois afin de faire évoluer mon travail autour de cette noble matière. Nous avons créé et testé les outils de travail liés à ce savoir faire ancestral : couteaux, gouges, etc. sont nés à l’atelier. J’ai également fait évoluer mon travail du bois animal, celui du renne (tombé naturellement) en vous présentant les premières pièces de la gamme de bijoux « POLAIRE » 2.0 (la suite en janvier) ! J’ai aussi commencé à apprendre le travail de la forge aux côtés de Benjamin en l’assistant lors de la réalisation de très belles pièces, ce que nous allons continuer de faire en 2021 évidemment.

Pour finir, ce que nous pouvons retenir de cette année c’est évidemment tout le travail de recherche, de documentation, de présentation et d’écriture lié à notre grand projet de vie et de travail : La forge à rêves (là aussi, normalement, la suite sera en janvier pour savoir si nous pouvons débuter la construction concrète).

Oh ! Et Benjamin a fait refaire son site internet aussi ce qui vous permet d’acheter directement en lien ses couteaux et bijoux, et de réserver vos stages de forge : www.la-forge-asgeir.fr

Nous arrivons donc en janvier, ou bien plutôt en hiver plus globalement, et c’est le moment idéal pour expérimenter. C’est le mois durant lequel Benjamin et moi même nous accordons plusieurs semaines de recherches et d’expérimentations : recherche de nouvelles matières, de nouveaux outils mais aussi apprentissage de nouvelles techniques et de nouveaux savoirs à acquérir et à développer tout au long de l’année.

Cette année, j’ai envie de consacrer ce mois au travail de la bijouterie forgée afin de participer pleinement au travail de Benjamin dans ce domaine tout au long de l’année et de parfaire mes connaissances dans le travail du métal, mais aussi de la coutellerie forgée. Je souhaite également développer une nouvelle technique, un savoir faire que l’on retrouve notamment en Inde mais aussi au Japon et que l’on retrouvait autrefois sur certains objets médiévaux en France, dont je ne vous parlerai pas encore ici pour garder l’effet de surprise mais qui promet de faire des merveilles en la combinant avec mes techniques actuelles (on croise les doigts !). Ensuite, tout sera établi en fonction de notre projet d’installation, le déménagement de nos ateliers, et la création de ce nouveau lieu à venir ! Si le projet se fait, je ferai certainement un « reportage » suivi en vidéos des étapes tout au long de l’année afin de vous immerger complètement dans la construction de cet écolieu au cœur de la Normandie…

Loup, hiver, bois, décoration, sculpture, artisanat français, normandie, écologique, éthique, responsable, idée cadeau, esprit de noël, rustique

Nous vous remercions sincèrement pour votre fidélité, vos très nombreux achats et votre soutien sans faille. Grâce à vous, cette année a été la meilleure de toute. Vous participez à pérenniser des savoirs faire bien vivants ici, au cœur de la Normandie et nous vous en sommes très reconnaissant.

À très vite alors, pour découvrir la collection de janvier et surement quelques aperçus de nos recherches hivernales !

Benjamin et Lucie

Cinq petites anecdotes pour vous remercier de votre lecture !

  1. Cette année, j’ai soufflé 27 bougies et Benjamin 29.
  2. Je suis provençale, Benjamin normand, et nous nous sommes trouvés… au cœur des forêts Québécoises lors d’un roadtrip en stop il y a maintenant un peu plus de deux ans !
  3. Nous avons un chien, Lord, et deux chats, Moka et Helios, qui trainent toujours dans nos pattes à l’atelier.
  4. Nous sommes de fervents adeptes du « vieux » : nous adorons chiner dans les brocantes, tout ce qui est kitsch à vos yeux est certainement très beaux aux nôtres ! Pas de neuf à la maison, vous ne trouverez que de vieux meubles et des objets insolites…
  5. Le nom de famille de Benjamin, anciennement suédois puis russisé et francisé suivant les migrations de ses ancêtres, est fascinant car étymologiquement il est baigné par la mythologie nordique et signifie ALFAR : « être magique (elfe ou nain) » + BROKK : « nain forgeron des dieux ». Plutôt bien tombé dans la marmite, surtout en sachant qu’il n’est pas forgeron de père en fils, sa vocation étant née de sa passion pour l’histoire et les fouilles archéologiques à l’âge de 16 ans.

L’utilisation de pierres fines et précieuses responsables

Des pierres fines et précieuses 100% certifiées naturelles ET fairtrade

Vous n’imaginez pas ma joie au déballage de ce tout petit paquet si précieux reçu au Printemps 2019… Une pochette de quelques centimètres renfermant une quinzaine de petites pierres fines et précieuses taillées d’une rare beauté !

Pierres fines et précieuses fairtrade utilisées par l'atelier de La lettre aux ours - Missive to bears, artisanat écologique en France, création d'objets d'art et de décoration en bois en Normandie, le luxe à la française

Je suis très émue et très fière de pouvoir travailler avec ces quelques pierres. Mais pourquoi ? Pourquoi donc est-ce que ce serait différent puisque j’utilisais déjà des pierres fines naturelles auparavant ?

Car ce sont des pierres contrôlées de façon stricte en terme d’éthique et de respect de l’environnement. Des pierres qui ont une histoire, une histoire faite d’hommes, de femmes et de paysages connus. Des pierres « conflict-free ».

Spectrolite, labradorite, finlande, fairtrade, écoresponsable, écologique, naturelle, atelier de la lettre aux ours , missive to Bears, artisanat écoresponsable en France, création d'objets d'art et de décoration en bois en normandie

Le diktat de la contrefaçon et la route sanglante de l’extraction des pierres précieuses

Le monde des pierres n’est pas tout rose. La recherche du minéral véritable et éthique est incroyablement compliquée, un vrai flou entoure encore aujourd’hui tout ce système.

Généralement, lors de l’achat classique d’une pierre, sur un marché ou sur le net, nous n’avons aucun regard sur les conditions de son extraction en terme de sécurité, de santé et de paiement des employés, trop souvent même nous ne savons même pas son pays d’origine. Il y en a partout, à croire que les entrailles de la Terre sont une ressource inépuisable.

Parfois, elles sont même fausses et vous ne vous en apercevez pas tant les contrefaçons sont aujourd’hui réalistes. Depuis très longtemps, il existe des contrefaçons criantes de vérité de pierres précieuses et fines, car de tout temps, il y a eu des faussaires et des clients prêts à acheter des faux. On trouve déjà de nombreux témoignages dans l’Antiquité. Les Égyptiens de l’Antiquité fabriquaient déjà de fausses pierres précieuses, notamment des turquoises. Il semblerait même que les Romains teignaient déjà les agates.

Lorsque l’on a fait le tri et que l’on a entre les mains de véritables pierres naturelles, la question à se poser va alors plus loin :

D’où proviennent-elles ? Par qui ont-elles été extraites ? Comment ?

La plupart des mines dans le monde se contentent de planter des bâtons de dynamite dans la roche, ce qui est évidemment très dangereux pour les ouvriers comme pour l’environnement. Il existe des milliers de mines géantes industrielles découpant les montagnes et ravageant les forêts et les fleuves, avec un processus d’extraction des roches en très grande quantité par des machines ; et d’autres artisanales à taille humaine mais dont les conditions de travail et de vie des ouvriers en terme de sécurité sont souvent extrêmes. Parfois même, ce sont des mines illégales exploitant des terres volées aux peuples autochtones et qui participent au développement de groupes terroristes et de dictatures. Souvent, les populations locales ne tirent aucun bénéfice de l’extraction et les pierres partent directement à destination de l’international. Vous avez peut être entendu parler des diamants de sang, de l’or de sang ? En vérité, toutes les formes d’extractions sont concernées lorsqu’il y a des enjeux financiers derrière.

Carte du monde, blog, utilisation de pierres fairtrade par l'atelier de lalettre aux ours - Missive to Bears, artisanat français écologique

Mais d’où viennent ces pierres ? Comment ont-elles été taillés ? Où ? Par qui ? Dans quelles conditions ?

La taille est aussi une vraie question, ainsi que les conditions de travail dans laquelle sont les lapidaires et les produits qu’ils utilisent. La plupart du temps, ce sont des produits toxiques pour la santé des ouvriers et l’environnement. C’est le cas du mercure très connu et extrêmement polluant servant à agglomérer les particules d’or pour les trouver lors du filtrage et créant ainsi des quantités de boues toxiques remplies de métaux lourds impossible à traiter et stockés dans d’immenses réservoirs à ciel ouverts risquant à tous moments de polluer la terre et les eaux (et ce fut le cas en Colombie Britannique avec la pollution du fleuve Fraser). Je vous invite d’ailleurs à regarder le reportage de Arte à ce propos : La Rage de l’or et La Rage de l’or 2. Les pierres fines et précieuses ne font pas exception.

La taille des pierres précieuses fairtrade éthique, atelier de la lettre aux ours - missive to bears, artisanat français et écologique

L’acquisition de pierres « sans conflit » avec l’environnement et les hommes

Je me suis longtemps heurtée à l’absence totale d’information sur le domaine des pierres fairtrade en France mais aujourd’hui j’ai enfin dégoté la perle rare qui me convenait, les deux petits artisans lapidaires qui ont la même démarche que moi et ont réussi à réunir des pierres éthiques mais aussi bien plus respectueuses de l’environnement et qui me fournissent un certificat pour chacune, me garantissant une chaîne d’approvisionnement transparente, de la mine jusqu’à leur atelier. Leur secret : travailler en direct avec des mines artisanales légales et éthiques en Afrique (notamment en Tanzanie), au Sri Lanka et en Australie. Ils font partie de la National Association of Jewelers (NAJ) et sont membre clé du collectif Fair Luxury. Leur objectif : s’assurer que les pierres soient fabriquées sans souffrance (le fameux « conflict-free »), que cela soit pour les humains comme pour la planète. Ils ont établi un véritable lien de confiance avec les locaux, pérenne, en travaillant toujours avec les mêmes mines.

Ils travaillent également avec de très belles pierres précieuses des membres de l’Association des femmes minières tanzaniennes (TAWOMA), toutes suivies et tracées. Ils ont créé une collaboration éthique de pierres précieuses née en Tanzanie et travaillent directement avec les mineuses pour assurer une gamme de pierres (comme le rubis, le saphir, la tourmaline, l’améthyste et le grenat) acquises en direct de la mine, en assurant la protection et la juste rémunération de ces femmes mineuses.

Ils ont aussi créé une fondation capable de financer des projets d’entreprises caritatives et sociales.

Leur démarche en détail :

DES PRATIQUES DE TRAVAIL ÉQUITABLES

Ils veillent afin que les droits de l’homme soient respectés dans tous les domaines de leurs activités.

LA CONDAMNATION DE LA DISCRIMINATION

Ils croient en l’égalité pour tous et ne font aucune discrimination fondée sur la race, le sexe, la couleur, l’origine nationale ou sociale, la religion, l’âge, le handicap, l’orientation sexuelle, l’opinion politique ou tout autre statut protégé par la loi en vigueur. Ils recrutent en fonction des qualifications, des performances, des compétences et de l’expérience et prohibe le harcèlement. Par exemple, ils participent actuellement à un projet en Tanzanie, en collaboration avec une ONG (Pact), afin de créer un canal de commercialisation pour l’Association tanzanienne des mineurs (TaWoMA).

DES HEURES DE TRAVAIL LÉGALES ET SALAIRES RESPECTABLES

Ils contrôlent de manière stricte que la loi soit respectée en matière de salaire, d’heures de travail, d’heures supplémentaires et d’avantages sociaux. Ils s’engagent à ce que les travailleurs reçoivent un salaire égal ou supérieur au salaire de subsistance national. Ils exploitent leur position en tant que négociants dans la chaîne d’approvisionnement pour soutenir le développement économique des pays d’origine en collaborant avec des fournisseurs autochtones, en veillant à ce qu’ils soient payés équitablement pour leurs produits et que leurs travailleurs soient indemnisés équitablement.

UNE TOLÉRANCE ZÉRO ENVERS LE TRAVAIL DES ENFANTS, LE TRAVAIL FORCÉ ET LES ABUS DE TRAVAIL

Ils ont une tolérance zéro du travail des enfants et s’engagent à procurer des matériaux auprès des fournisseurs qui ne recrutent pas de personnes de moins de 18 ans.

Ils ont une tolérance zéro pour toutes les formes de travail forcé, y compris le travail pénitentiaire, le travail servile, le travail militaire et toute forme de traite des personnes.

UN LIEU DE TRAVAIL SÛR ET SAIN

Ils s’engagent à maintenir un lieu de travail exempt de violence, de harcèlement et d’intimidation et à traiter leurs employés et sous-traitants avec dignité et respect. Ils évaluent régulièrement leurs lieux de travail.

UNE PROTECTION ENVIRONNEMENTALE

Ils font tout pour prévenir la pollution et réduire les effets néfastes sur l’environnement et améliorer en permanence leurs pratiques en matière de durabilité et de protection de l’environnement.

Par exemple, au Sri-Lanka, ils se sont engagés à assurer et surveiller une élimination sûre de l’eau et des déchets sur les sites miniers et les installations de découpe.

Ils se sont engagés à déterminer les domaines prioritaires à améliorer et / ou à surveiller chaque année. Avec en priorité l’évaluation du niveau de risque pour les personnes et l’environnement.

fairtrade-pierre-précieuse-lettre-aux-ours-missive-to-bears-artisanat-francais-ecologique-decoration2
fairmined-pierre-précieuse-lettre-aux-ours-missive-to-bears-artisanat-francais-ecologique-decoration

L’heure du bilan : des trésors de la Nature, une créatrice heureuse et des acquéreur rassurés !

Ce sont donc des gemmes d’exception que je vais vous proposer cette année, dont toute la préciosité et l’unicité sont prises en compte, pour ceux qui les extraits, pour la Planète, pour vous et pour moi.

Lucie Braillon, créatrice de l'atelier de la Lettre aux ours - missive to bears,artisanat français et écologique en Normandie utilisant des pierres précieuses et fines fairtrade ethique fair mined

Evidemment, leur prix d’achat n’est pas le même que celles qui ne sont pas tracées et c’est d’ailleurs ce qui rebutent bon nombre d’artisans n’ayant pas les moyens d’investir dans de tels bijoux de la nature. J’ai cependant fait le choix d’accorder un véritable budget à ces valeurs éthiques et environnementales qui me sont chères et qui, je l’espère, le sont pour vous aussi. Il est tellement important de reprendre conscience du privilège qui est celui de tenir un éclat vieux de plusieurs milliers voir millions d’années entre nos mains, aussi petit soit-il.

Améthyste, pierre fine fairtrade, ethique, écologique, environnement,  utilisée par l'atelier de la Lettre aux ours - Missive to Bears, artisanat écoresponsable en France, création d'objets d'art et de décoration en Normandie

Ainsi, améthyste, pierre de lune, grenat, aigue-marine, saphir, spectrolite… éthiques ont rejoint mon travail. Elles sont réservées à certaines belles pièces et seront fournies sur demande avec leur certificat d’authenticité.

Ambre, Moldavite, Météorite, upcycling, revalorisation, artisanat écologique français, atelier de la lettre aux ours - Missive to Bears, la forge d'asgeir
Argent 950 recyclé, upcycling, revalorisation, artisanat écologique français, atelier de la lettre aux ours - Missive to Bears, la forge d'Asgeir

Je travaille également avec des pierres et métaux anciens upcyclés notamment en revalorisation les chutes du travail de coutellerie de Benjamin : argent 950, bronze coulé, ambre millénaire, météorite de Sibérie, nacre venue d’une tabletterie, etc.

Je vous propose aussi des matières récoltées par nos soins directement notamment l’ambre récoltée par Benjamin en Pologne.

Les premières pierres fairtrade sont apparues dans mon travail en avril 2019 avec ma nouvelle collection inédite de ce Printemps : Les Barotanies ! Elles ornent désormais de nombreuses créations de ma conception.


Des bois toujours locaux et désormais l’accès à des essences précieuses

Comme vous le savez surement si vous suivez l’atelier depuis ses débuts, j’ai toujours travaillé avec des bois que je récoltais moi même ou bien des planches upcyclées. Le bois est une matière vivante et noble, précieuse, qu’il me tient à cœur de respecter et de mettre en valeur en ayant le moins de perte de possible.

Cependant, cette année, l’atelier évoluant à vitesse grand V, j’ai besoin de plus de bois et surtout de bois de qualité déjà secs (même très secs, entre 5 et 10 ans de séchage sont nécessaires, selon le type de bois afin qu’ils soient utilisables !). J’ai donc débuté un partenariat avec trois autres professionnels du bois :

Antoine, ébéniste du Calvados

Antoine a rouvert cette année l’atelier de son grand père ouvert en 1942 pendant la guerre et fermé depuis les années 70. Désireux de travailler en collaboration avec d’autres artisans et d’ainsi créer avec Benjamin et moi même un lien fort d’entraide et de coopération artisanale et locale, il me fournit désormais des bois secs, locaux, aux essences surprenantes. Il sélectionne les plus beaux morceaux de bois de son stock, toujours normands et issus de coupes nécessaires ou alors de forêts gérées durablement (et vraiment durablement). Ainsi, la pollution liée au transport est extrêmement limitée, ce sont des bois absolument non traités et vos acquisitions permettent aussi de faire vivre un autre artisan normand.

Ebeniste dans son atelier en Normandie, préparant le bois pour les coffrets en bois massif de l'atelier de La lettre aux ours - Missive to Bears, artisanat écologique, bois local
Antoine, au fond, préparant son bois pour mes coffrets en bois massif

Noyer, merisier, if et même séquoia (tout droit venu du domaine d’un château normand s’il vous plait !) font leur apparition dans mon travail, pour mon plus grand plaisir !

Damien, élagueur lui aussi du Calvados

Damien nous fournit les chutes des coupes qu’il doit faire chez des particuliers en Normandie afin que nous les mettions à sécher à l’atelier, pour donner une seconde vie à ces bois ! Il est élagueur professionnel, très sensible au respect de l’arbre : il ne coupe que ce qui est strictement nécessaire (pour des raisons de sécurité bien souvent) et fait tout son possible pour ne pas faire de dégâts sur l’arbre.

Damien, en plein élagage !

Benjamin de la Forge d’Asgeir

Mon cher et tendre lui aussi s’allie à ma démarche et me fournit ses chutes de bois utilisées pour faire les manches de ses couteaux afin qu’il n’y ait pas de gaspillage ! Il me garde absolument tous les morceaux afin que je fasse moi même une sélection des plus belles chutes, méritant elles aussi d’être travaillées et mises en valeur notamment au travers de ma nouvelle collection de bijoux parue le 5 avril 2019 : les Barotanies.

Benjamin Albrycht, forgeron coutelier de la Forge d'Asgeir, artisan normand dans la Manche
Benjamin, sectionnant en tronçons l’un des bouleaux abattus par la tempête de notre jardin-forêt dans la Manche

Ainsi,vous retrouverez par exemple du bois de padouk (d’ailleurs déjà upcyclé une fois par Benjamin puisque venant d’un marqueteur à la retraite) avec lequel étaient faits les ponts des bateaux de la marine anglaise, de la ronce de noyer (oui,vous savez, les tableaux de bord des Rolls-Royce ? Upcyclé lui aussi déjà une fois), du pichpin fumé du Canada, loupe de bouleau de Laponie, buis, if, bruyère sauvage corse de 200 ans (protégée mais coupée par les autorités locales pour empêcher la propagation d’incendie), etc.

Le bois, sous toutes ses formes donc, est donc toujours local et écoresponsable, parce que la Nature, ma source d’inspiration première, mérite tous les efforts de préservation qui sont en mon pouvoir en tant que créatrice d’objets d’art et de décoration en bois, pour vous donner une alternative d’achat dans ce domaine.

Alors n’hésitez pas à me poser des questions sur l’origine du bois de chaque pièce, j’y répondrai avec grand plaisir !

Focus sur une création : le miroir de Scissy

Miroir de Scissy à main forêt nature arbre celtique en bois sculpté et pyrogravé péridot et chrysoprase naturelle, fabriqué par l'atelier de la Lettre aux ours - Missive to Bears, artisanat français et écologique en Normandie

Aujourd’hui, c’est une pièce très particulière qui est sortie de l’atelier : un miroir mêlant les différentes techniques que j’ai acquises ces deux dernières années au travers de mes expérimentations et qui ouvre la voie à des pièces uniques d’exception et à mes inspirations de l’année : baroque, art nouveau, enluminures médiévales, bref tout ce qui a trait aux arabesques, à la rondeur, à la volupté, et à une esthétique poussée et travaillée durant de très nombreuses heures. Il est en quelque sorte le représentant de l’évolution de l’atelier et de ses ambitions. C’est une pièce qui ouvre la voie vers un univers mystérieux, profondément féminin et onirique, inspiré de l’artisanat d’antan.

Miroir de Scissy à main forêt nature arbre celtique en bois sculpté et pyrogravé péridot et chrysoprase naturelle, fabriqué par l'atelier de la Lettre aux ours - Missive to Bears, artisanat français et écologique en Normandie
Le miroir de Scissy

L’idée de réaliser ce premier miroir m’est venue en chinant une glace (la sienne). Je ne voulais absolument pas acquérir de matériel neuf, la composition des miroirs étant loin d’être propre pour l’environnement. J’ai donc développé autour de cet objet « upcyclé » (à qui on redonne une seconde vie) toute une histoire, j’ai fait s’épanouir sur son manche un arbre, puis un autre, ornés de pierres fines naturelles (des éclats de péridot et de ma pierre favorite : la chrysoprase). J’avais envie de quelque chose inspirant la rêverie, comme un miroir ancien et enchanté, imaginant qu’il aurait très bien pu se trouver sur la coiffeuse de la Dame du Lac… Un côté magique, romancé, un brin celte… !

Il m’a demandé de très nombreuses heures de travail, tant par sa composition (ces entrelacs de branches devaient être harmonieux tout en étant asymétriques, reflétant ainsi à mes yeux une métaphore du cours de la Vie, du temps et de la Nature ordonnée dans son désordre).

Le dessin
La gravure

Les courbes et les nœuds sont nés sous mes doigts : je les ai couché sur le papier, puis sur le bois. Les pleins et les creux sont d’abord apparus pendant que je creusais cette matière si noble qu’est le bois avec minutie : le moindre geste brusque risquant d’abîmer mon support.

Puis vînt l’étape de la pyrogravure afin de donner vie à ces arbres. Après leur avoir donné du relief, il me fallait les pourvoir d’une texture, d’écorce, de veines pour chaque feuille… Cette étape là était aussi la plus précise, chaque pression et mouvement changeant l’orientation de mes traits mais aussi leur épaisseur. Le bois brûlant extrêmement vite, je faisais varier la température de ma pointe afin de donner du corps à mes traits ou bien encore de les affiner au maximum. L’odeur du bois qui se consume a empli l’atelier et l’objet a alors commencé à obtenir l’esthétique que je recherchais : unique, originale et… ancienne, comme venue d’une autre époque tout en étant très contemporain.

Pour finir, j’ai longuement patiné aux pigments naturels (minéraux) et à la sève naturelle mon travail de gravure. Je souhaitais que mon bois prenne de l’âge, qu’il commence son histoire, qu’il invite au songe, à la réflexion : mais d’où vient ce miroir si mystérieux… ?

Ainsi est né le miroir de la forêt de Scissy. Il fait écho à cette forêt mythique qui se serait étendue au pieds du Mont St Michel et aurait disparue en 709 lors d’un raz de marée géant (petit clin d’œil ici à mon arrivée en Normandie). J’aime me dire qu’en le regardant suffisamment longtemps, on pourra peut être apercevoir les arbres de cette forêt disparue… Et je l’avoue, c’est aussi un petit clin d’œil à l’impératrice Sissi, Duchesse en Bavière, Impératrice d’Autriche, Reine de Bohême et Reine de Hongrie !

Miroir de Scissy à main forêt nature arbre celtique en bois sculpté et pyrogravé péridot et chrysoprase naturelle, fabriqué par l'atelier de la Lettre aux ours - Missive to Bears, artisanat français et écologique en Normandie